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Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age

 
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Frenchinamst
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MessagePosté le: Mer 18 Fév 2015 - 20:20    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

J'ai souvent constaté des erreurs historiques en matière de costume sur le moyen-âge. Si on pense moyen-âge et coiffure pour femmes, on voit par exemple tout de suite le hennin (coiffure conique), erreur classique quand on veut bien s'intéresser d'un peu plus près à cette période.
Ne seront pas traités ici la question des ordres religieux dont les codes vestimentaires spécifiques, s'ils ont aussi influencé l'habillement dans une certaine mesure, possèdent leur propre histoire (dès la fondation des premières communautés et abbayes au 4e et 5e siècle).

Les haut et bas moyen-âge sont deux époques distinctes qui démarrent depuis les merovingiens jusqu'aux carolingiens (9e siècle) pour se terminer à la Renaissance -14e siècle.
Soit près de 1000 ans où la coiffe des femmes connaîtra d'importantes évolutions. Pour d'autres questions historiques, mais sans intérêt pour sujet du costume, on parle même de haut-moyen âge, moyen-âge central et moyen-âge tardif. A noter que le hennin conique, né en Flandre n'apparaît sur les enluminures qu'à la toute fin du 14e siècle (MA tardif).
Haut moyen âge : Des mérovingiens aux carolingiens tardifs
Bas moyen âge : des capétiens aux premiers valois.
L'an mille est considéré bien souvent comme le commencement du "vrai moyen âge".
Au haut moyen âge -époque romane encore influencée par l'antiquité-, les femmes arrangent davantage leurs cheveux librement, portés longs le plus souvent, nattés, noués ou tressés, et ceignent plutôt des ornements de tête, des bijoux, serre-tête, couronnes et diadèmes plats, ou de simples pièce de tissu plus ou moins maintenues que de réelles coiffures élaborées.
Il faut attendre le 12e siècle pour voir apparaître les coiffes en tant que tel : voile, guimpe, gorget, crépine (résille), barbette, coiffe, couvre-chef (à ne pas confondre avec le terme générique), touret, bourrelet… Auparavant, la femme ne se pare que de voile simple tenu sur la coiffure avec des rubans ou des bijoux (couronne, serre tête, diadème,...)



Le touret et la barbette :
Il s'agit d'une coiffure emblématique de la noblesse. La barbette est une bande de tissu qui passe sous le menton.

Le touret (ou fronteau) permet de coiffer la couronne, dont le port est régi par des règles très strictes. Mais il s'orne surtout de galons, d'émaux ou d'ornements plus sobres.


La crépine serre principalement à retenir les cheveux. Elle peut-être faite de fils d'or, en fait à partir de tout matériau plus ou moins luxueux autorisant le tressage lâche. Elle peut-être sertie aussi de brillants, pièces d'émail, anneaux de métal précieux...


Le bourrelet est fait d’un rouleau rembourré, en brocart ou en velours, posé sur la résille maintenant les cheveux enroulés au-dessus de chaque oreille. On y voit souvent des filets de perle enroulés sur certains tableaux flamands primitifs...


A partir du XIVe siècle, la chevelure se dégage pour n'être plus couverte que par un voile léger en mollequin (sorte de mousseline de soie), maintenu par un lien ou un cercle (en orfèvrerie, galonné, …) appelé Tressoir ou Circlet.


La Guimpe est une pièce de toile qui encadre le cou, portée à l'origine par toutes les Dames sans distinction, puis uniquement par les veuves ou les religieuses. Le gorget se porte sous la robe tandis que la guimpe se porte par-dessus la robe. Sophie Marceau, qui joue Isabelle de France porte une de ses coiffures dans Highlander -qui se situe au 13e siècle.




La templette (ou templière) apparaît au 14e siècle et est très répandue à la cour de France. Il s'agit de retenir les cheveux tressés et ramassés sur les côtés avec deux résilles (généralement doublées) retenues par un cerclet.

Le hennin
Fait de toile empesée ou de résille durcie, il apparaît au milieu du 14e siècle seulement, on l'appelle "atour de tête". Certains historiens font un parallèle entre sa forme et celle des flêches qui ornent les nombreuses cathédrales gothiques construites à la même période.

il peut-être simple ou double -à cornes-, tronqué à son sommet et être couvert lui-même d'une armature portant un voile -la huve-.

 L'armature peut-être transparente, (aile de papillon) ou bien prendre une forme plus élaborée à partir de bourrelets ornés de perles ou de galons brodés lequel bourrelet se porte plus ou moins écarté, pouvant être ressérré sur le haut (en U). On ignore la façon dont les hennins en aile de papillon maintiennent le voile en vague, l'empesage seul ne permettant pas le maintien de l'armature de façon durable. On ignore également par quel moyen concret ils sont maintenus en position stable sur la tête.


Hennin double ou 'à corne' (Isabelle de Portugal, vers 1450)

Certaines reconstitutrices anglaises suggèrent une solution simple : utiliser un pot de fleur en plastique comme base (essayer en boutique pour voir la taille suscitera sans doute quelques regard interrogatifs), le recouvrir de tissu et de bandes galonnées, puis fixer deux tiges de métal fixées à l'arrière du cone et rabattues à angle droit vers l'avant. Le voile doit ensuite être taillé et cousu sur mesure sur cette structure, en répartissant harmonieusement les plis et en fixant le voile avec des épingles.

Le hennin se porte sans jugulaire. Mais des passants apparaissent parfois sur les documents d'époque faisant le tour d'oreille pour le maintenir.


La longueur du voile indique le rang social de sa propriétaire. S'il atteint la ceinture, il est porté par une bourgeoise. S'il atteint les talons, il est porté par l'épouse d'un chevalier. Et enfin, s'il traine au sol, il est porté par une dame de rang royal.

La chevelure est complètement cachée sous cette coiffe, et l'on n'hésite pas à épiler toutes les mèches qui dépassent.
Un passant central semble destiné à accentuer la globulosité du front, qui est très valorisé à cette époque.

Hennin tronqué à bandes latérales, vers 1450
Robe à tassel, le noir marque l'influence bourguignonne pour cette dame flamande, couleur adopté par la cour de Bourgogne dès que les techniques de teinture auront permis de fixer cette couleur de façon durable.

Le noir n'est pas signe de deuil mais de prestige car c'est un tissu très salissant et difficile à entretenir.

Le hénnin se porte aussi (milieu du 14e) avec un voile couvrant en partie le front, la version en U se porte avec du tissu plein.
L'illustration montre plusieurs styles de tenues féminines vraisemblablement d'époque successive. La robe à tassel est plus tardive que le surcot à porte d'enfer (avec ses larges ouvertures sur les côtés), de même que le décolleté carré.

Le hennin ne tarde pas à atteindre des proportions tellement extravagantes qu'il devient l'objet d'ordonnances restrictives spéciales de la part de l'Église.

Bien évidemment, de telles coiffures ne peuvent être réalisées seules et les dames de la cour disposent de servantes spécialement dévouées à la tache. On les appelle des chambrières. Elles sont en grand nombre et ce sont vraisemblablement les ancêtres des coiffeuses; elles habillent les femmes et les coiffent de voiles, hennins et autres atours pour les grandes occasions.

Les jeunes filles de la noblesse portent davantage leurs cheveux longs et libres (parfois mêlées de perles, de fleurs et de rubans) elles n'adoptent la coiffe qu'à leur mariage.

L'adjonction des insignes de pouvoir aristocratique (couronnes et diadèmes) se surajoutent à ces coiffures suivant des règles protocolaires spécifiques pour chaque cour et en fonction des circonstances. Les épouses de souverains et les châtelaines porteront donc davantage leurs ornements distinctifs durant les croisades pour perpétuer l'autorité sur le fief.

Les voiles : à partir du 11e et jusqu'à la fin du 14e, les voiles sont très souvent bordés de galons perlés ou dorés et rebrodés de fils. Les châtelaines portent beaucoup d'attention aux détails et veillent à donner du relief à leurs parures.

Les voiles perdent en longueur avec l'arrivée des escoffions qui se portent avec du tissu plein.



Bien que très proche de la réalité concernant les choix de couleurs et les tenues, le film Hivanoé (1952), s'il propose une reconstitution très soignée et cohérente, n'est pas exempt d'anachronismes. Hollywood commet une erreur en faisant porter les circlets et couronnes tenant les voiles très en arrière... ceci afin de valoriser le visage des stars. Alors qu'à l'époque, ces coiffures sont portées très basses sur le front, faisant le tour de la tête de façon droite. De même, les voiles entourant le visage sont beaucoup trop lâches, les gorgets et guimpes étaient beaucoup plus cintrés. Aucun roi ne porterait sa couronne comme une casquette de baseball !

Choix des étoffes pour les costumes.

Là aussi on rencontre bien des erreurs avec utilisation de satin ou de toile synthétique qui bien évidemment n'existaient pas. La soie, si elle est déjà connue des Romains (venue de Chine) ne se développera de façon commerciale et sur une grande échelle qu'à la toute fin du moyen âge. Le choix de couleurs "réalistes" s'impose également, dans le cas d'une reconstitution qui ne soit pas trop fantaisiste.

Le haut moyen âge avait continué à pratiquer les techniques antiques de culture et de tissage du textile traditionnel sans grands changements, ni dans les matières employées, ni dans les outils utilisés. Il semble que, bien timidement, entre le 10 et 12e siècle, se soient produites certaines mutations. Les transformations du 13e siècle (après les premières croisades) sont plus larges et plus profondes. Des textiles nouveaux apparaissent assez tôt : le coton et le chanvre, avec des techniques particulières de préparation, la soie, article d’importation. Cette évolution doit aussi au développement des foires des grandes villes où les tisserands s'organisent en confrérie, tout comme les autres corps de métier intervenant dans la chaîne de fabrication des pièces de l'habillement (orfèvres, "cordouaniers", savetiers,...) L'essor du commerce en Europe contribue aussi à développer les techniques pour répondre aux besoins d'habillement, spécifiques, régionaux et codifiés.
 Les magnaneries byzantines de Grèce et de Syrie (VIe – VIIIe siècle), celles des Arabes de Sicile et d’Espagne (VIIIe – Xe siècle) fournirent ainsi en Europe une matière première plus abondante et importent leur technique de teinture en France (Lyon notamment).

ÉTOFFES : -le drap (Industries Nationales en Flandre, Picardie, Champagne, Languedoc).
Futaine (Fil et Coton)
Coton, spécialité de l'Orient, cultivé et travaillé en Italie
Soieries: leur usage est dû au commerce avec l'Orient après les croisades
le CENDAL, sorte de taffetas (doit son nom au "sental" bois venu de Syrie utilisé pour le teindre de couleur soit rouge, soit blanche, soit citrine).
le SAMIT qui est un drap de soie (plus proche du satin dont la trame faite de soie était soutenue par une trame de fil).
le MOLLEQUIN qui est une mousseline de soie
Coloris: Écarlate, bleu, brun, vert, noir.
Le pastel, cultivé dans le midi, teint les tissus en bleu. On utilise la garance pour le rouge (cultivée en Hollande).
BIJOUX: En métal, réhaussés d'émaux.
Le "Fermail" sorte de broche - Plaques de ceinture - Bagues; peu d'ornements d'oreilles car elles sont masquées par les coiffes.
FOURRURES :
Précieuses comme l'Ours, la Zibeline, qui viennent de l'Orient ou de pays, comme le Lièvre, le Renard, le Petit Gris. Le vair (écureuil) est aussi très recherché.
L'ORFROI: Sorte de galon brodé d'or et garni de plaques de métal où sont enchâssées des pierreries. Il sert à décorer Bliauds et Manteaux.
Elément  que l'on peut retrouver aujourd'hui sur les habits sacerdotaux.

COSTUME FÉMININ

  La CHAINSE chemise de toile avec de larges enmanchures (le plus souvent blanche) portée en sous-vêtement, réalisé le plus souvent en lin, linon, coton. A noter qu'on ne l'enfile pas par le bas ou par le haut mais par une ouverture dans le dos qui est lacée.
Une "bandelette de toile serrée sous la poitrine (ancêtre du soutien-gorge), bien que certaines fouilles récentes en Allemagne aient permis de mettre à jour le plus vieux soutien gorge connnu daté au carbone 14 à plus de 600 ans. Cet accessoire semble donc marquer une évolution plus proche de nous sur ce sujet.
http://www.dailymotion.com/video/xsh08j_le-plus-vieux-soutien-gorge-au-mond…

Le pélisson

Véritable sous-vêtement d'hiver, le doublet, comme le pelisson, se glisse entre la chemise et la cotte à la saison froide. Le doublet se compose d'une double toile de lin ou de coton, piquée et ouatée, tandis que le pelisson se caractérise par la présence de pelleterie (fourrure ou peaux) entre les deux épaisseurs de toile. Tous deux sont dépourvus de manche et arrivent à mi-cuisse. En ce qui concerne le pelisson, on s'arrangeait apparemment pour que la fourrure soit visible au niveau des emmanchures.

Les représentations d'époque montrent souvent des enmanchures et des ourlets garnis, ce sont donc bien souvent les parties de ce sous-vêtement qui sont visibles et non pas des rajouts sur le vêtement du dessus, taillé en général pour laisser apparaître les superpositions.

Les CHAUSSES: chaussettes s'arrêtant au genou, souvent en laine, courtes, fixées par des jarrets serrés, peuvent être assortis d'une semelle en cuir.

Le BLIAUD :

Apparu dans les cours en France et en Angleterre au cours du XIIe, vraisemblablement d'influence byzantine. Il se compose d'une longue robe très ample, et très serrée à la taille. Ce vêtement se caractérise aussi par ses manches, serrées de l'épaule jusqu'au coude, puis de plus en plus larges, allant jusqu'à toucher le sol. Ces manches étaient souvent portées rattachées ou nouées pour ne pas gêner les mouvements. Le bliaud était très souvent porté avec une ceinture décorative très longue.

Il s'agit d'un des premiers témoignages d'une idée de "mode" au sens moderne du terme. Apparu suite au retours des Croisades, l'utilisation de ce vêtement serait intimement liée à l'arrivée de la soie en grande quantité. À l'époque, l'abondance de tissu que l'on portait traduisait le statut social, d'où le goût pour les plis et manches longues. Il est très présent en France et en Angleterre, moins en Allemagne et Europe centrale où les vêtements sont davantage influencés par l'orient.
Chez les femmes de l'aristocratie, la mode du bliaud à manche pendante est encore très présente au 12e siècle. Cette mode apparait vers la fin du 11ème siècle et est également courante pour les hommes nobles ou fortunés jusqu'au milieu du 12ème siècle. Cette mode est caratérisée par un vêtement cintré au corps et qui s'élargit à partir du bassin pour arriver aux chevilles ou même parfois plus bas mais ce vêtement est surtout caractérisé par une manche qui part en pointe à partir de l'avant-bras et du poignet. Le pendant de la manche peut-être très court ou bien extrêmement long à tel point qu'il est noué pour éviter qu'il ne traine par terre. La longueur de la pointe est sans doute également un moyen de montrer sa puissance ou sa richesse. On peut constater que le col du bliaud est soit rond, c'est-à-dire sans amigaut (petite fente courte en V au milieu du décoletté, serrées avec un laçage), soit en col V, s'arrêtant un peu avant le haut de la poitrine, soit avec un amigaut. A noter qu'en Allemagne et en Europe centrale, à cause du climat, on porte les manches du bliaut toujours aussi longues mais doublées avec une pièce plus ajustée se poursuivant sur le dos des mains et remontant jusqu'aux phalanges, laissant seuls les doigts libres (fermées dès lors sur le côté avec des boutons sphériques et des passants (pas de boutonnière ni de boutons plats à cette époque) remontant jusque derrière le coude. Porté par une élite, le bliaud est élément de décoration et de statut social. Des bandes de tissus brodées, des galons tissés ou même, pour les dames de qualité, des bandes de tissus cousues de pierre précieuse peuvent être posés sur les bordures de vêtement comme le col, les poignets et le bas la robe. Le bliaud peut-être doublé avec du tissus fin et bien entendu avec des matières riches comme du lin de très bonne qualité ou de la soie. L'hiver, il se double ou se garnit sur les cols, les ourlets du bas et les enmanchures de fourrure, laquelle ne s'emploie que suivant des règles strictes. On parle également de fourrure dans l'héraldique.

L'absence de tout vestige réel, et le manque cruel de documents écrits ou dessinés concernant les vêtements de l'époque réduisent la connaissance que nous avons de ce vêtement. Il faut s'en tenir aux représentations sculptées, qui elles en revanche sont nombreuses. Plusieurs théories existent sur la construction du bliaud : la jupe était-elle cousue séparément, où s'agit-il d'une seule tunique élargie par l'ajout de soufflets ? Les plis sont-ils obtenus en plissant le tissu au préalable ou grâce à des lacets..? Il semblerait que la robe était formée, comme la plupart des vêtements de l'époque, de simples formes géométriques cousues ensemble, avec un laçage particulièrement serré au niveau de l'abdomen. Ce laçage est clairement visible sur les statues de femmes du portail de la cathédrale d'Angers.

Un autre type de bliaud, plus courant dans la population que le bliaud précédent, est un bliaud très cintré au corps avec des manches serrées. Le bliaud est ici très ajusté des épaules au bassin puis devient ample. La robe est cintré grâce à un lacage sur l'un des côtés de la robe : une ouverture qui va de la poitrine au bas-ventre et qui est entourée d'oeillets où passe en zig-zag un cordon. On retrouve d'ailleurs ce système de laçage dans les textes de la fin du 12ème siècle "il la retint entre ses bras, de sen bliaut trença les laz" (Lai de Gugemar de Marie de France, fin du 12ème siècle). Le cintré peut aussi être obtenu en utilisant un tissu assez élastique comme de la laine qui ne nécessite donc pas forcément un lacage sur le côté mais on peut penser que le bliaud sera plus difficile à enfiler. Les manches du vêtement sont très ajustées au niveau de l'avant bras et du poignet, comme indiqué précédemment. La longueur du bliaud varie, il peut arriver aux chevilles ou peut être plus long au point de trainer parterre. Le col peut-être quant à lui rond, en V, en losange ou bien comporter un amigaut. Au niveau de la décoration, on peut trouver des bandes de tissus brodées ou non au col, aux poignets ou en bas de la robe comme pour le bliaud précédent. Même si ce bliaud est plus répandu que le bliaud à manche pendante, il n'en reste pas moins un vêtement porté par les classes dominantes
.
Pour le reste de la population, c'est-à-dire chez les femmes qui ont des faibles revenus comme les paysannes, le patron du bliaud reste simple et persiste encore pendant les siècles suivants. Le vêtement est ample voire très ample et les manches sont soit ajustées soit amples. La longueur arrive généralement au niveau des chevilles. La ceinture peut-être cachée sous les plis de la robe comme pour le bliaud masculin. Le col peut avoir un amigaut, être rond, en losange ou en V. Le bliaud ne porte pas ou peu de décoration pour les classes populaires.
Le bliaud féminin peut-être en laine, lin, chanvre ou en soie pour les plus riches. La laine semble être le tissu le plus utilisé pour le bliaud. Le bliaud peut-être doublé d'une autre matière comme un tissus fin tel que le lin ou pour les femmes de la noblesse de fourrure tel que l'hermine et le vair "roube ot de vair et d'eskerlate" (Le Bel Inconnu, début du 13ème siècle), et ce sans souci de saison. En flandre et en Europe du Nord, la fourrure orne aussi le bas des mantels, surcots et cottes pour se protéger du froid. Les chaussures sont en cuir, bien fermées et serrées pour les femmes (sans talons) et en pointe (poulaines) à partir du 13e.

C'est une chaussure allongée, à l'extrémité pointue mesurant jusqu'à 50 cm, généralement relevée. Plus l'on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue. Pour les rois, la taille de l'extrémité pouvait être aussi grande que voulu. Le bout est rembourré de mousse ou chanvre pour la rigidité de la pointe.
Le clergé réprouvait ces chaussures car le bout pointu de la poulaine permettait de relever la robe de la demoiselle assise en face, pouvant ainsi le faire remonter autant que cela lui était permis... De plus, sa longueur empêchait de s'agenouiller pour prier.

Le GIPON, -ancêtre de notre "jupon- au corsage lacé sur le côté, fait d'une étoffe empesée. Ses manches deviennent de + en + larges et se portent nouées ou retroussées pour les femmes qui travaillent
La JUPE, toujours ample, avec des plis et une ceinture large en tissu très léger, superposée au gipon.
CEINTURES: la première large en étoffe crêpelée, lacée dans le dos, maintient l'abdomen
La seconde ou cordelière, en soie, laine ou cuir, fait deux fois le tour du corps et se noue bas sur le ventre (aumonière).
La liste d'objets que l'on suspendait à la ceinture est des plus variées: cela peut aller du nécessaire à couture de jeune fille aux écritoires des clercs ou d'écoliers. La ceinture joue même un rôle dans le travail de filage; en effet elle permet d'y glisser la quenouille, ainsi stabilisée, tout en laissant une liberté de mouvement aux deux mains de la fileuse .
Le moyen âge ignore les poches, il faut donc suspendre à la ceinture l'ensemble des objets ou accessoires que l'on porte avec soi. La châtelaine, qui administre la domesticité, est généralement représentée comme la gardienne des clés (des coffres, car peu de portes disposent de clés à cette époque) qu'elle porte aussi à sa ceinture. Les plus beaux articles de cuir viennent généralement d'Espagne. C'est un cadeau galant fort apprécié d'un chevalier à sa dame.

Le MANTEAU: en demi-cercle, se porte ouvert ou attaché devant par un Fermail et une cordelière

A PARTIR DU 13E SIECLE, DES EVOLUTIONS IMPORTANTES MARQUENT LA SOCIETE
L'évolution majeure (on peut parler d'époque "post croisade"), se situe au 13e siècle, qui coincide également avec l'apparition du style gothique en architecture, révolution qui marquera aussi le vêtement puisque les historiens de costume parlent de "costume gothique".

ÉTOFFES: Le drap domine.
Les tissus sont unis, à rayures, ou échiquetés, divisés en carreaux de couleurs différentes comme certaines armoiries.
La soie, cultivée en Italie est tissée en France.
FOURRURES:
Sont en vogue croissante, portées sans distinction de saisons par les différentes classes de la société.
martre, taupe, loutre, castor, petit gris, toison de mouton, lapin, rat musqué, panthère, chévreau, mouton (basse qualité), renard, blaireau, loup, prédateur, zibeline (noble), vair (noble), hermine (noble). Le petit gris ou vair, l'hermine, l'astrakan et la martre-zibeline sont moins rares et moins chères à partir du 14ème.
BIJOUX: *L'émail fait place à l'ivoire
*L'ambre aux pierres précieuses: diamants, gemmes et perles
*Les costumes de la bourgeoisie (qui s'émancipe) et des seigneurs force le roi à édicter des lois somptuaires, limitant la dépense en vêtement, mais ces lois ne sont pas appliquées.

On retrouve par ailleurs toujours :
la CHAINSE
la COTTE (robe longue habillant le haut et le bas du corps, d'une seule pièce) remplace le bliaut.
le SURCOT, -comparable au chasuble moderne porté par les prêtres- avec ou sans manches, fermé sur le devant par une ou plusieurs broches. Il est si long malgré la ceinture à laquelle pend l'aumonière, que les femmes doivent le relever pour marcher. Suivant la fortune et le rang de sa propriétaire, il est lui aussi plus ou moins richement garni, brodé, bordé ou doublé -de fourrure notamment, et portée quelle que soit la saison car signe aussi de statut social-.

Les chasubles sont de plusieurs sortes: 
 
Le garde-corps est en belle étoffe, court et souvent pourvu de fentes latérales, avec des manches courtes et larges. Le capuchon est en option. 
 
La garnache est fendue devant et sur les côtés. C'est un manteau à collet. Le capuchon est en option. 
 
La housse est un manteau pourvu de larges manches courtes, sortes de courtes ailes taillées en éventail retombant à la hauteur du coude. Il possède une jupe évasée et dont la longueur varie du genou au talon. Il est boutonné devant et fendu sur les côtés. Il possède un capuchon.

Hommes et femmes portent indiféremment le surcot au dessus de la cotte ou du bliaud.
La silhouette met en avant le bassin et la taille, les superpositions et les associations de teinte sont contrastées.

le Grand MANTEL, cape longue et flottante, fermée par un bijou, le fermail et une cordelière ou chaînette. Une cape fermée avec des manches fera son apparition au XIVe siècle, la houppelande (même coupe que pour une robe de chambre moderne, mais plus ample), qui prendra progressivement la place de la cotte, (et qui connaîtra une version masculine tout autant usitée).

La chape est un demi-cercle drapé sur les épaules et retenu par une agrafe, une bride, des boutons ou un fermail sur la poitrine ou bien l'épaule. Le capuchon est en option. La chappe est aussi aujourd'hui ce long manteau ouvert et retenu par un bandeau porté par les religieux lors des processions et des cérémonies officielles (sacres).
 
Le mantel est un demi-cercle drapé de la même façon, avec des manches mais sans capuchon. 
 
La huque est un mantel avec un capuchon. 
 
Le pluvial est une sorte de chape avec capuchon, mais cousu au lieu d'être attaché, donc il s'enfile comme une chasuble.

La chaussure apparaît comme des plus communes.
La pigache : avant le 13ème soulier avec une longue pointe recourbée jusqu'en 1200.
Certes, à la fin du moyen âge, on trouvera de coûteuses extravagances comme les « poulaines » de daim, dont le bout, exagérément pointu, était relevé par une chaînette précieuse fixée à la cheville ou encore de somptueuses pantoufles décorées de princes ou de dignitaires d'église.

Mais le plus souvent, il s'agissait d'une simple semelle de cuir brut, ou même en bois comme un sabot. L'une et l'autre s'usent vite. On cousait ou fixait dessus un bas de toile, éventuellement de cuir souple, serré par des lacets ou des cordelettes qui montent jusqu'à la cheville, comme des sortes de bottillons. Le riche y mettra des broderies. 
L'extrême précarité de ces chaussures explique que l'on en change presque tous les trimestres, et que la profession de savetier était l'une des plus actives et des plus prospères. En 1296, on compte 130 ateliers à Paris. Les sabotiers en revanche sont peu considérés car ils n'ont que les « rustiques » pour clients.


Reconstitution plausible, bien qu'il manque les chausses

La technique du cousu retourné, qui consiste à coudre les éléments sur leur envers puis à les retourner afin de dissimuler la couture, est employée au XIIIe comme le confirme les chaussures découvertes lors des fouilles archéologiques de la Grand Place de Tourcoing. Une de ces chaussures illustre ce texte : « Elle est montante, couvrant partiellement la cheville, et ne comporte aucun système de fermeture. Des traces de couture au revers de la semelle indiquent la présence de deux patins. Ces pièces de cuir, rajoutées à l'avant et à l'arrière de la semelle, peuvent être considérées comme des réparations. » Mais souvent les chaussures sont fines, avec ou sans système de fermeture, la plupart du temps basses, mais il en existe des montantes tenues par une lanière. Elles pointent toutes vers l'avant mais le bout est légèrement arrondi dans les sculptures gothiques (entre autre sur le portail latéral de l'église Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg). Pour se protéger de la boue, on porte des soques en bois cloutées, mais si des modèles XIIIe de soques ont été trouvés en fouille, elles sont peu représentées sur les illustrations car peu élégantes.

Les gants, qui sont connus depuis l'antiquité, sont des accessoires avant tout pratiques, que l'on porte pour travailler, chasser ou monter à cheval, ils ne deviendront des accessoires de mode que dans les classes où le statut social doit être marqué. Ainsi, les sépultures récemment ouvertes des rois d'Angleterre Edouard 1er (13e) et Jean sans terre révélèront des dépouilles portant des gants. Les gants pour les femmes sont en lin ou en soie et montent jusqu'au coude. Elisabeth d'Angleterre, qui raffole des pierres précieuses, en fera garnir ses gants jusqu'à l'extravagance.
on retrouve dans les registres de taille (sorte de relevés des professions pour les impôts et taxes) l'inscription au registre de "gantières" au 13e siècle.

Les aiguillettes (lacets en cuir ou en tissu terminés par des pointes métalliques) sont très utilisées pour fermer les ouvertures visibles.

Le décolleté reste rond (parfois agrémenté d'un amigaut) mais deviendra triangulaire à partir du XVe siècle, la jonction étant faite au XIVe siècle avec la robe dite "bourguignonne", ou robe à tassel, le tassel étant cette pièce de tissu cachant le bas du décolleté.

Au 14e siècle, la mode du vêtement bicolore harlequiné du haut en bas se développe, avec une moitié armoriée et une autre contrastée.

Ouverture : pour la plupart des vêtements fermés du dessus (bliauds, surcots, cottes, houpelandes), l'enfilage se fait en général par une ouverture pratiquée sur les côtés (sous les manches et non pas derrière ou devant ou par le col), laquelle est serrée par des lacets ce qui permet de les serrer, les silhouettes étant en général très près du corps.

Last but not least détail : Il faudra attendre Catherine de Médicis pour voir apparaître la culotte en tant que sous-vêtement couvrant le bas.

Compilation faite à partir de wikipedia, le blog du cheveux et divers sites d'historiens.

Page très intéressante sur les couleurs au moyen âge :
http://www.7etunelieues.com/fr/Balades-dans-l-histoire-du-costume/La-signif…

Les membres suivants remercient Frenchinamst pour ce message :
Louis (19/02/15)


Dernière édition par Frenchinamst le Ven 6 Mar 2015 - 14:42; édité 17 fois
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Jehanne
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MessagePosté le: Mer 18 Fév 2015 - 21:11    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

C'est assez intérressant mais une question me taraude, tu dis que la période médiévale commence après les Carolingiens. Je pense qu'on peut commencer dès de Ve siècle, avec les Mérovingiens. Ma remarque n'enlève rien au contenu de cet article.
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MessagePosté le: Mer 18 Fév 2015 - 21:28    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

Oui c'est le haut moyen âge qui va jusqu'au Xe siècle. On parle plus de la période mérovingienne et carolingienne que de "haut moyen âge" proprement dit chez les historiens.
Je ne rentre pas trop dans le détail des périodes parce que cela n'as pas de portée en ce qui concerne l'habillement, puisque cette période est particulièrement pauvre en vestige.
 Disons que le coeur du moyen-âge est le moyen-âge central c'est à dire du XI au XIIIe siècle, grosso modo l'apparition des capétiens et de formation du royaume de France. Le moyen âge tardif se termine avec le règne de Louis XI. Après c'est Louis XII, Diane de Poitiers et la Renaissance...
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MessagePosté le: Mer 18 Fév 2015 - 22:17    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

Très intéressant merci beaucoup ! 
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2015 - 18:15    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

super intéressant!!! d'ailleurs je te pique la première image


On a du mal a trouver du vrai sur le moyen age, beaucoup de robe dites médiévales sont en fait juste un style, panne de velours rouge te noire avec lacet Very Happy


Enfin bref merci, si tu as des indications sur le costume et en particulier la robe à tassel je suis preneuse
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2015 - 19:09    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

oui merci pour les commentaires, la robe à tassel ou robe dite "bourguignonne" est du moyen âge tardif c'est à dire vers 1500. Charles le Téméraire devait avoir à sa cour de ducs de Bourgogne de nombreuses dames portant cette parure masquant la partie basse du décolleté. Le tassel est donc la partie masquant la chemise du dessous au niveau du corsage très echancré dont la taille se ferme sous la poitrine. Cette pièce, souvent plus sombre ou constrastée par rapport à l'ensemble est typique de cette période où les femmes dévoilent davantage leur "gorge".

On retrouve dans le glossaire de la langue romane Par Jean Baptiste Bonaventure de Roquefort,Pierre René Auguis, le tasseau (ou tassel) : tout espèce de forme de chose carrée, pièce de forme carrée, dont les femmes se paroient.

Trouvé sur facebook :
Changement d'époque avec cette robe a Tassel XVème siècle. La découverte d'un beau velours lilas et d'un tissu taffetas réhaussé de motifs de fleurs stylisées en velours prune m'a inspiré cette robe.Ce genre de robe est très gourmande de métrage : pas moins de 8m de velours lilas et 3m de taffetas velours. Ces robes étaient souvent richement ornées de fourrure (marte, petit vair,hermine...) J'ai utilisé 9m de fausse fourrure imitant le vair (sorte d'écureuil gris et blanc). Un large galon broché or et gris pour la ceinture et le galon du henin.
La robe est composée de plusieurs pans asymétriques et s'évase en large traîne sur l'arrière. Les manches et pans de coté sont assortis comme souvent.Le tassel est la petite pièce de tissu cachant l'échancrure du décolté.

La robe a Tassel est typique des robes portées par les Hautes et nobles Dames du XVème notamment en lors des tournois et vie de cour. La robe à tassel est "la robe" de la moitié du 15ème. Elle est caractérisée par un long décolleté en "V" garni d'un triangle d'étoffe, le tassel, la taille est soulignée très haut par une large ceinture appelée bandier (ou banolier), une jupe ample pouvant aller jusqu'aux pieds et s'allonger en une longue traîne. Des parements de fourrure pouvaient orner ce décolleté, les poignets des manches et le bas de la robe. Il arrivait souvent aussi que la jupe soit terminée par une très large bande d'étoffe plus légère que le reste de la robe. Les coiffes prennent des dimensions imposantes, verticales comme le hennin ou formant des cornes sur les côtés, les escoffions.

Le but était d'étirer la silhouette en hauteur, par une coiffe haute, rigide et souvent conique, sur laquelle était fixé un voile léger ou une toile empesée. La mode du hennin dura près de 50ans ! Bien que peu commode et condamnée par les hommes d'église, son long règne s'expliquerait par le fait qu'il faisait ressortir la beauté et l'éclat du teint et donnait au cou une grâce singulière.

La mode de la fin du Moyen-Age, sur fond de guerre de cent ans, se caractérise autant par le luxe que l'éxubérance de festons, décolletés, traînes et coiffes osées.
Les femmes portaient alors, indépendamment du grand surcot de cérémonie, des robes parées confectionnées dans de somptueuses étoffes, de diverses formes, les unes avec ceinture, les autres sans.Des houppelandes a manches a déchiquetures également.

Plus de détail ici
http://www.therosesthimble.com/histo_tassel.html

donc tassel + hennin = ça marche Okay

Ici une page très intéressante sur la marche à suivre pour en reconstituer une

http://esaikhacreation.blogspot.nl/2014/12/xve-robe-tassel-partie-13-presen…


Dernière édition par Frenchinamst le Lun 23 Fév 2015 - 12:56; édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2015 - 19:11    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

ah super merci à toi, je trouve souvent peu détail ou alors en anglais
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév 2015 - 19:25    Sujet du message: Précision documentée sur les costumes féminins du moyen age Répondre en citant

Si tu as besoin d'aide pour des trad de l'anglais n'hésite pas, I'm almost fluent in english as well ;-)
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