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Le vétement populaire au XVIIIe

 
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coqilico
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MessagePosté le: Mer 13 Jan 2010 - 18:14    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

Salut,

Voilà, il y a quelques années, j'ai fait des recherches (sujet de cours) sur le vêtement populaire, j'avais décidé de peu traité l'aspect économique, et d'insister sur la mode, et les tissus. Quoique tout à son importance. Je vous propose donc ma disserte, loin d'être excellente. Donc c'est quand même très scolaire, puisque c'est une disserte, et très historique, puisque pour un cours d'histoire moderne (normal en licence d'histoire me dirait vous). ça permet d'aborder un autre aspect de la mode et du vêtement.

Lorsque l'on associe le terme vêtement au terme histoire on pense aux parures de Louis XIV ou de Marie-Antoinette, et quand on parle de vêtement populaire on pense, de suite, aux vêtements du XIXème siècle, inspirer par les romantiques et les réalistes qui ne peignaient pas que les riches, ce qui nous inspire la figure du petit « gavroche » des Misérables de Victor Hugo et qui est aussi représenté dans la Liberté guidant le peuple de Delacroix. Mais dans l'esprit de chacun le vêtement populaire du XVIIIème siècle n'évoque rien. Or au XVIIIème siècle, le vêtement populaire s'enrichie énormément, mais atténué dans l'esprit de tous par les représentations des états généraux de 1789, ou les députés du tiers-état était vêtu de vêtement fort sombre.
L'Encyclopédie définit le vêtement comme « tout ce qui sert à couvrir le corps, à l'orner, ou le défendre des injures de l'air ». Le vêtement est à la fois révélateur de la condition sociale de celui qui le porte et de sa personnalité. Sous le règne du roi soleil tout comme ses successeurs, c'est une véritable culture du paraître qui nait chez les grands : noble, mais petit à petit par percolation sociale, cette culture se transmet dans les rues, et, ainsi par mimétisme les bourgeois tout comme les artisans, ou encore le manouvrier, sont acteurs de la mutation qui s'opère dans leur garde-robe. A commencer par les grands bourgeois qui peuvent acquérir de plus en plus d'objets et donc des vêtements. Le vêtement populaire nous est essentiellement livré par les actes d'arrestation ou encore par les inventaires post-mortem. C'est pourquoi il est intéressant d'étudier les mutations du vêtement et de sa consommation dans la France du XVIIIème siècle et plus particulièrement de 1707 avec le projet sur la dîme royale de Vauban, où il étudie les dépenses moyennes des Français, et cela jusqu'à la fin du directoire en 1799. Nous verrons donc en quoi les rues s'égaillent durant le siècle en étudiant tout d'abord la garde de robe puis nous verrons en l'embellie du vêtement par ses couleurs, ses tissus et les métiers et pour finir nous verrons la place du vêtement dans la société.


 
I. La garde de robe populaire
   
Le XVIIIe siècle est un siècle qui voit les rues s'égailler, moins tristes qu'avant grâce aux mutations de la société et à son mode de consommation, dont le vêtement est un facteur essentiel. Les armoires changent et se remplissent, mais tout cela à un coût.
1. Les vêtements dans les armoires
Tout au long de ce siècle les armoires du tiers état se modifient, elles s'enrichissent, c'est pourquoi nous allons étudier les mutations de cette dernière chez les femmes puis chez les hommes, les mutations étant différente d'un sexe à l'autre tout comme les vêtements portés.

A. La femme
Durant le XVIIIème siècle l'armoire de la femme mute légèrement, et varie selon sa classe sociale, de sorte qu'une femme de manouvriers ne s'habille pas comme une domestique. Le corset fait petit à petit son apparition dans les foyers, alose qu'au début du siècle il est peu courant de se fait c'est la souplesse qui caractérise les femmes du peuple.
Au début du siècle les femmes ont cinq pièces de costume : une jupe, un jupon, un manteau, le corps et le corset et le tablier, plus quelques chemises comme peut le montrer le tableau 1. On retrouve la même chose chez les domestiques même s'il y a des variations, ainsi le mouchoir de col s'orne de guipure le corset se double d'un bustier. Les domestiques ont, aussi, plus de dentelles et la plupart ont des souliers ce qui n'est pas forcément le cas de la femme d'artisan et encore moins de celle du manouvrier, le soulier étant fort cher.
 
 
un Corset
 
   

 

 
   
La femme porte une jupe à pli attaché aux haches ; Sous la jupe, il y a un ou plusieurs jupons, selon la saison et la richesse. Le manteau désigne plusieurs choses qui ne sont pas différenciées dans les inventaires, ainsi le manteau peut-être une longue jupe ou encore une robe de chambre portée au-dessus du corps de jupe ; tout d'abord porter à l'intérieur et semblable au kimono, il va tendre à sortir et pour se protéger du froid, les manches commencent à être doublées dans ce but. Le corset va petit à petit au long du siècle remplacer le corps et se généraliser, ainsi dans la domesticité il y a 45 corps en 1700 et il y a 60 corsets en 1789. Le corps de chambre est aussi appelé corset dessus et recouvre le haut du corps et la taille, il est agrafé ou  lacé, sa monture avec des baleines le rend bien plus rigide que le corps. Ainsi le maintient rigide de la noblesse atteint petit à petit le peuple, de sorte que le vêtement marque un peu moins l'appartenance sociale du peuple, même si la noblesse consomme bien plus que la bourgeoisie.
Le tablier n'a pas la même fonction selon la femme qui le porte, la petite bourgeoise n'utilise pas son tablier dans le même but que la femme d'un compagnon ou encore que la paysanne. Pour les une il est fait en matière noble, et sert comme ornement comme on peut le voir sur le tableau de Fragonard, nommé le baiser volé. Alors que pour d'autre le tablier est un vêtement en toile grossière généralement blanche qui permet de protéger la robe, c'est ce que nous montre le tableau de Raspal,  cuisine provençale.

 

Tablier ornemental,
 

 
Tablier de travail, de protection
 
   
De même les femmes se coiffent de bonnets, fichus, coiffes ou encore cornettes, les femmes devant avoir la tête couverte. La coiffe tout comme le tablier est porté par les trois ordres. Les bourgeoises portent d'ordinaire des bonnets blancs plus ou moins orné, alors que la paysanne ne va se couvrir que d'une toile grossière et mettre un bonnet plus élaboré que les jours de fête.
La femme ne porte pas de sous vêtements si ce n'est la femme de mauvaise vie ou encore la chasseresse qui mettent toutes deux des caleçons. Les femmes portes des bas souvent de fil et d'étame. Ainsi le vestiaire de la femme se modifie un peu au cours du temps, mais garde tout de même les mêmes pièces de base, le vestiaire de l'homme mute aussi au cours du siècle.
 
B. L'homme
Le vestiaire de l'homme est lui aussi composé de pièces centrales, elles sont au nombre de trois et forme ce qui est appelé l'« habit complet » qui est composé du justaucorps, de la veste et de la culotte. L'appartenance sociale de l'homme est marquée particulièrement par les ornements qu'il ajoute à son costume, et aux tissus. L'habit masculin est bien plus marqué par le rococo que celui de la femme. Il y a peu d'hommes haillonneux ou va-nu-pieds, même s'ils sont très présents dans les procès verbaux, de même les hommes très pauvres n'ayant pas un habitat à lui porte tous ces biens sur lui pour ne pas qu'ils lui soient volés. Les domestiques, et notamment la haute domesticité, tout comme les bourgeois et même quelques compagnons célibataires portent de la dentelle. La dentelle va remplacer la fraise qui est apparue à la cour sous François Ier et que l'on retrouve encore dans l'iconographie du XVIIIème, comme le tableau de Fragonard l'Abbé de Saint Non.
 

 
 

 
   
La fraise a été remplacée par la dentelle.
 
La garde-robe de l'homme mute à la cour de ce siècle. Le justaucorps est une pièce essentielle de la garde de robe au début du siècle, il est fait en tissus grossier il est plus ou moins cintré. Au court du siècle il cèdera sa place au gilet en tissus plus fin qui facilite les mouvements. Le XVIIIème siècle voit apparaître la redingote et le frac ou franques dans les vestiaires. La redingote est d'origine anglaise et le mot redingote est la francisation du mot anglais riding coat. La redingote est à la base un manteau porté par les cavaliers, mais il va être adopté par toutes les classes en France, puisque qu'on la retrouve dans 41% des inventaires en 1789. Le Frac est un justaucorps léger et plus souple, et est plus présent dans les inventaires que la redingote.
Les hommes ont plus de souliers que les femmes alors que le soulier pour homme est plus cher que le soulier pour femme, en 1700 seulement un car des hommes en avait dans leur vestiaire contre ¾ à la révolution. De même que les femmes le vestiaire des hommes atteste d'une certaine adaptation au climat changeant des saisons.
La culotte est très présente dans les inventaires des hommes de toutes les classes sociales, la culotte s'arrête aux genoux. Elle est dans 80 à 100% des armoires, à la Révolution ; or la culotte est, alors, considérée comme l'habit de l'oisiveté et est remplacée par le pantalon qui symbolise le travail, Ariès Philippe en fait même une analogie avec le bleu de travail du XIXème et XXème siècle. Il est à remarquer que le pantalon n'apparaît pas dans les vestiaires et que la raison de ce manque de nomination ; dans les inventaires, est inconnu, le pantalon étant relativement cher. Le pantalon est traditionnellement l'habit du marin, mais Grasault ne le mentionne pas. 
 
 

   
Le pantalon habit traditionnel du marin devenu le symbole des révolutionnaires nommés les sans-culottes.
 
   

De même que la femme, l'homme se coiffe d'un chapeau, généralement en feutre de couleur noire ou grise. Le chapeau traditionnel est le tricorne. Et tout comme la femme l'homme porte aussi des bas qui est le chaussé classique. Ils sont en fils ou en étame. De même que pour les femmes on peut constater que les écarts dans le vêtement noble et populaire s'amenuisent, les hommes s'appropriant les mêmes codes vestimentaires que les riches.
Il n'est pas fait place ici aux vêtements des enfants car ces derniers s'habillent comme les adultes, comme on peut le voir notamment dans l'iconographie.
 

 
Les enfants sont habillés comme les adultes aussi bien les petites filles que les petits garçons.
 
   

Les hommes ont tout comme les femmes un plus grand choix, mais en plus de cela l'armoire populaire va s'agrandir puisque les couples vont acquérir de nombreux de vêtements.

C. Le nombre des vêtements, une évolution
Les vêtements se modifie peu au cours d'un siècle, mais les armoires s'agrandissent, en fonction du pouvoir d'achat de chacun, ainsi les armoires des bourgeois et celle des plus pauvres s'agrandissent à des rythmes différents.
La quantité de vêtements ne va cesser d'augmenter à la cour du siècle, ainsi les artisans et les boutiquiers augmentent leur quantité de vêtements et de linge de près de 100%, alors que les officiers vont augmenter leur vestiaires de quasiment 400%, comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous.
 

 
   
La robe roturière possède pour 45% d'entre-elle 10 à 20 chemises et 35 % en possède plus de 30, et environ 11 paires de bas. Les femmes des officiers possèdent au moins 3 jupons, autant de jupe et 2 manteaux. Alors que les femmes d'artisans et de boutiquiers possèdent une dizaine de jupes, plusieurs jupons et au moins deux manteaux.
Tout comme dans la bourgeoisie, les salariés et les domestiques font l'acquisition d'un plus grand nombre de vêtement, ainsi le salariat et les domestiques multiplie par plus de deux leur possession. Le manouvrier rural possède en moyenne 4 chemises, deux paires de bas, 6-8 sabots, un habit de tiretaine, ainsi que deux mouchoirs. Sa femme quant à elle a 3-4 jupons autant de jupe et de tablier, elle possède aussi 1 manteau. La domestique quant à elle possède en moyenne une dizaine de tabliers et de jupes moitié moins de jupon et deux manteaux.
 

 
   
Tout au long du siècle l'habit de l'homme et de la femme mute et se transforme tout en gardant une forme traditionnelle, mais en plus de la mutation dans les armoires, l'Homme peut acquérir de plus en plus de vêtements grâce à la croissance économique.
2. Le prix des vêtements
Au début du siècle, Vauban a fait une estimation de cela et constate que peu de gens on de quoi payer autre chose que le minium vital : la nourriture et le loyer. Il est donc intéressant de voir la mutation qu'engendre la croissance économique dans les garde-robes aussi bien de la bourgeoisie que des plus pauvres comme le compagnon. Il est aussi intéressant d'estimer le prix des vêtements.
A. La place dans le budget
Dans son projet sur la Dime Royal, Vauban fait l'étude des revenus des artisans et plus précisément celle du tisserand. Ainsi il constate que l'artisan gagne environ 2160 sols par an, puisque « toute son année se rédui[t] à cent quatre-vingt jours de vray travail, parce qu' on suppose qu' il gagnera douze sols [par jour] ». Là-dessus l'artisan se nourri et se loge si bien qu'il utilise 344 sols   pour se vêtir ce qui représente environ un sixième de son budget, ce qui est la valeur de 18,5 setiers de blé, soit 12 fois plus que le salariat. Les artisans et les boutiquiers vont consacrer une part plus importante à leur vêtement, mais de façon moins flagrante que les autres groupes sociaux, ainsi à la fin du siècle il dépense 587 livres contre 344 au début du siècle c'est une augmentation de 70% mais c'est la moins importante, mais conserve malgré tout le dimorphisme sexuelle qui veut que les armoires féminines soit plus importante que les armoires masculines.
 

 
   
Les officiers de roture dépensent peu de son patrimoine aux vêtements et le fait de façon utile, c'est un milieu qui sait compter, mais il ne faut pas oublier que les officiers de roture sont pour la plupart jansénistes et que c'est dans leur conception morale et religieuse. Malgré tout ils dépensent cinq fois plus que le salarié pour se vêtir. A la différence des artisans les officiers et talents eux vont consommer bien plus et ainsi augmenter la valeur de leur armoire de 359% ce qui est avec la domesticité la plus forte hausse.
De même Vauban fait l'étude de ce que dépensent le manouvrier pour sa subsistance, mais aussi pour se vêtir et son confort personnel. Il « restera quinze livres quatre sols ; sur quoy il faut que ce manœuvrier paye le loüage, ou les réparations de sa maison, l'achat de quelques meubles quand ce ne seroit que de quelques écuelles de terre ; des habits et du linge ; et qu' il fournisse à tous les besoins de sa famille pendant une année. », ici Vauban montre que le manouvrier n'est pas riche et qu'il ne peut se payer de nombreux vêtement. Le tableau ci-dessous nous montre que le salarié du début du siècle peut acheter un peu plus que le manouvrier, le salarié dépense 15 livres pour le vêtement seul , puisqu'il a vraisemblablement un revenu plus sûr, tout comme la domesticité. Dans le salariat, Daniel Roche constate que la garde-robe masculine est plus chère que celle de la femme l'une étant de 17 livres et l'autre de 15, il est très rare que le vestiaire de la femme soit plus élevé que celui de l'homme. Or vers 1789 le dimorphisme a atteint le peuple et les femmes ont alors un vestiaire bien plus important que leur mari.
En revanche, dans la domesticité c'est l'inverse, la garde-robe d'une soubrette est deux fois plus cher que celle d'un valet, la valeur de la garde-robe par couple est de 50 livres, ce qui est bien plus que les salariés. Par percolation sociale, les domestiques sont touchés par la frivolité de leur maître. La livrée n'est pas prise en compte puisqu'elle appartient au maître, et est réglementer par de nombreuses lois somptuaires. Le dimorphisme qui était constaté vers 1700 entre le vestiaire féminin et le vestiaire masculin va s'accroître tout au long du siècle de sorte que vers 1780 la garde-robe masculine vaut 88 livres contre 151 pour la garde-robe féminine.
Ainsi tout au long du siècle, le peuple va pouvoir, grâce à la croissance économique de 1720-1770, enrichir sa garde-robe sous l'influence de la classe aristocratique. Les plus marqués par cette influence c'est, bien sûr, la domesticité, mais aussi les artisans qui sont au contacte de cette clientèle. Le budget consacré aux vêtements et bien plus important, tout comme la quantité de vêtements dans les armoires, nous pouvons donc nous interroger sur prix des vêtements.
B. L'évaluation monétaire des vêtements
Cette évaluation n'est pas facile, car rare sont les boutiques où comme au Petit Dunkerque les pris sont fixe et affiché. En règle générale les prix sont soumis au marchandage. De plus il y a deux sortes de commerces du vêtement, celui du vêtement neuf fait sur mesure, mais qui est cher, et celui du vêtement de seconde voire troisième main, qui est beaucoup moins couteux.
Les inventaires ne donnent pas non plus la valeur des vêtements et on ne trouve que rarement des livres de compte surtout dans le peuple. Mais quelques études permettent de donner une idée même si elle reste vague de la valeur des vêtements. Ainsi les académiciens rochelais estiment les achats vestimentaires d'un manœuvrier rural, qui reconstitue sa garde-robe tous les deux ans environs. Le renouvellement complet de cette garde-robe est estimé à 30 livres, l'habit de tiretaine coûtant, à lui seul, neuf, 22 livres (cf. le tableau ci-dessous).
 

 
   
Daniel Roche nous apprend que les prix moyens à Paris sont de 4 à 6 livres pour une paire de soulier neufs, 10 livres pour une chemise, et 30 à 40 livres pour un habit complet.
Pour les femmes, une robe coûte entre 20 et 100 livres et une jupe entre 4 et 20 livres, soit un rapport de 1 à 5. Le prix du manteau, quant à lui, oscille entre 3 et 50 livres, mais ne dépense que rarement les 20 livres, un corset coûte entre 5 et 7 livres, une chemise entre 1 livre et 5 livres. Pour le parisiens, une veste coûte de 2 à 24 livres, et le justaucorps va de 5 à 60 livres, la valeur d'une veste ou d'un justaucorps peut donc être multiplié par 12.
On peut donc voir que les prix ne sont pas fixe et qu'il varie énormément, ce qui est notamment dû aux tissus utilisés à la finition, la garniture, galon. Si le vêtement est neuf ou pas. On peut voir que l'habit de tiretaine passe quasiment du simple au double. Les fripiers proposent de nombreux habits à tout prix parfois même plus cher que du neuf. On peut avoir une vielle veste pour 17 sols, soit un peu moins d'une livre ou encore un habit complet en soie pour 216 livres, ce qui est mis en avant par le tableau qui suit et qui montre les prix des vestes.
Il est très difficile d'établir le coût du vêtement dû au fait que les prix ne sont pas fixe. De plus la variété dans les matières et les ventes d'occasions ne le facilitent pas les affaires, ainsi les prix peuvent être plus que décuplé.
 

 
   
Au Cours du XVIIIème siècle l'armoire de l'homme et de la femme mute sur plusieurs plans. Tout d'abord, leur contenu, le corset fait sont apparition et remplace le corps, il en est de même que la veste est remplacée par le gilet. Des vêtements venus de l'étranger vont leur apparition dans les garde-robes même les plus populaires comme la redingote. D'autres s'étendent à d'autre milieu c'est le cas du pantalon. Les armoires en plus de se diversifier deviennent plus importantes. Le nombre de pièce référencé dans les inventaires va croissant. De même, la place du vêtement dans le budget est plus importante, malgré le fait qu'il est difficile d'estimer le prix des vêtements. La révolution du vêtement populaire ne s'arrêtent pas là, puisqu'il est plus coloré et plus gaie, et en toile moins grossière.
 
II. Les matières, les couleurs, les métiers
   
Le vêtement populaire se diversifie tout au long du siècle, et les hommes ont de moins en moins de mal a s'en procurer. Il ne se diversifie pas que dans la forme mais aussi dans les couleurs, les tissus et les motifs. De sorte que de nombreuses personnes collaborent à son élaboration.
1. Une révolution dans les rues
Le vêtement est un des acteurs essentiels du théâtre des rues, s'il est sombre les rues prennent une apparence bien triste alors que s'il est coloré, et avec des motifs la ville est plus joyeuse.
A. Des vêtements plus souples
Au début du siècle les laines constituent une grande partie du textile utilisé pour faire les vêtements dans les classes les plus pauvres comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous.  Les textiles du début du siècle sont pour la plupart des toiles de chanvre ou de lin, les draps de laine ratines  et popelines , on trouve aussi des étoffes fait à base de poils de chèvres, ou de tiretaine qui est un textile fait de laine et de fils. On peut aussi trouver quelques étoffes fines comme l'espagnolette ou encore l'étamine qui est fait à base de laine ou de soie. A la fin du siècle le textile est essentiellement composé d'étoffes, de coton, de soie, de taffetas, et de toile imprimée d'ailleurs comme les nankins.
 

 
   
Ainsi c'est les ¾ des hommes du salariat qui sont habillés de laine au début du siècle, Et c'est en moyenne plus de 50% de la population qui en est vêtu. La soie et le coton ne sont que peut utilisés, car ils sont chers et fragiles, de plus c'est au début du siècle des tissus qui sont réservés à l'élite. De sorte que les vêtements des pauvres sont rigides alors que la noblesse a des vêtements beaucoup plus souples et légers comme peut l'attester le tableau de Watteau l'enseigne de Gersaint.
 

 
   
A gauche : le vêtement rigide de la classe laborieuse en opposition au vêtement souple des classes dominantes.
 
   

Avec la croissance économique du début du siècle, permet l'achat de vêtement fait à partir de tissus plus noble, il est donc facile de constater à partir du précédent tableau que l'homme domestique à tripler la quantité de soie qu'il possède. Il est aussi aisé de constater que la laine est en recule, ainsi au moment de la Révolution la laine représente en moyenne 30% des textiles utilisés contre plus de 50%, une cinquantaine d'année plus tôt. Les domestiques plus influencé encore que les ouvriers par la noblesse se distinguent par les étoffes de satin ou de moires   et toute sorte d'ornement. Les toiles reculent nettement moins chez les femmes que chez les hommes, les tabliers étant généralement fait dans ce textile. Ainsi à la fin du règne de Louis XIV le vêtement des salariés et des domestiques est fait pour durer dans des textiles simple et solide. Alors que sous le règne de Louis XVI le vêtement est devenu plus souple et plus fin, mais aussi plus fragile.
Les domestiques et les salariés ne sont pas les seuls à profiter de cet engouement pour les textiles plus souples. Ainsi la Bourgeoisie n'est pas en reste. 
Il est donc aisé de constater que les bourgeois favorisent le coton même si la laine constitue ¼ des textiles utilisés. Il est aussi à mettre en avant que les talents s'habillent de soie, 31% des tissus qu'il utilise contre seulement 28% dans la noblesse. De même la petite bourgeoisie à autant de vêtement fait à base de laine que de soie.
 

 
   
Les tissus changent au court du siècle on passe des toiles et lainages, aux étoffes plus fine et confortable. C'est une révolution textile qui marque le vêtement au long de ce siècle favorisé par la croissance économique. La matière des tissus change, mais avec cette mutation on assiste à une coloration du vêtement.
B. Des vêtements plus colorés, plus vivants
Le XVIIIème siècle, laisse de côté les tons sombres et tristes au profit de la couleur, de même les vêtements qui étaient unis sont à motifs. Mais cela reste à contraster, le tiers état profite de la croissance économique pour acheter des vêtements grâce à de maigre revenu. Il est influencé par la culture de la noblesse et c'est notamment les domestiques qui relient le peuple et la noblesse. Les domestiques et les salariés vont adopter plus facilement les couleurs que la bourgeoisie qui va garder les couleurs plutôt sombres, et est à l'origine de la représentation en partie faussé de la représentation du vêtement durant ce siècle. Sur le tableau de David, le sermon du jeu de paume, on peut voir que même si les couleurs sombres, portées par les députés du tiers état, sont nombreuses, il y a aussi des rouges et bleus et des jaunes.
 
 

   
La bourgeoisie porte des vêtements de couleurs sombres alors que le restant de peuple se vêt de couleur.
 
   

Avec le tableau ci-dessous on peut voir que la bourgeoisie possède deux fois plus de vêtements de couleurs noires que le restant du peuple, alors qu'à l'inverse la domesticité et le salariat on le double de vêtements rouges par rapport à la bourgeoisie. Il est aisé de voir aussi que la domesticité porte plus de couleurs divers que le reste du tiers état, ¼ de leur possession.
 

 
   
Le salariat et les domestiques portent des vêtements plus coloré comme on peut le voir ci-dessus avec l'aquarelle de Chadin, dame prenant le thé, ou encore sur la toile de Fragonnard. Les couleurs sont plus vives. Le tableau présenté ci-dessous montre le recul au cour du siècle des couleurs sombres au profit des couleurs. Ainsi les garde-robe du salariat des de la domesticité ont à la fin du siècle au moins trois fois plus de vêtements de couleurs jaunes, vertes et bleues.
 

 
   
En même temps que les tissus gagnent en couleur, ils sont aussi décorés avec des motifs variés, ainsi on peut trouver des rayures ou des points tout deux visibles sur l'aquarelle ci-dessus, ou encore des carreaux ou des motifs floraux comme sur la robe de Mme Raspal sur la peinture ci-dessous. Les motifs sont de plus en plus présent dans les tenues et tranche avec la monotonie des vêtements unis. Le tableau sur les couleurs et les motifs montrent que les 2/3 des motifs sont des rayures, et que les fleurs se placent juste derrière. Alors que la bourgeoisie n'adopte pas nécessairement les habits colorés, elle accepte les motifs sur les tissus. On peut constater que chez les nobles, le tiers-états, les motifs sont présents dans les mêmes proportions.
 
 

   
Des motifs floraux sont présents sur la robe de Mme Raspal, ou encore sur l'Alésienne, où les motifs floraux sont sur des tissus roses et bleu.
 
   

Les tissus gagnent en couleur et en motifs notamment dans le salariat et chez les domestiques, la bourgeoisie restant habiller dans des couleurs sombres ce qui est d'autant plus vrai chez les talents qui suivent le mouvement janséniste. C'est une mutation du paraître qui nait.
Les toiles pour fabriquer les vêtements sont plus nombreuses, plus confortable et plus souple que les toiles grossières utilisées auparavant. Mais l'inconvénient de ces toiles c'est qu'elles sont plus fragiles, et donc elles s'abîment plus vite. Les vêtements qui étaient sombres, gris, marron, noir au début du siècle sont de plus en plus coloré, on trouve désormais dans les rues des vêtements jaunes, roses, bleus, verts... La rue est devenue un lieu plus joyeux que par le passé, grâce au travail des artisans qui font le vêtement.
2. Fabriquer vendre et revendre les vêtements.
La consommation plus importante des vêtements demande une plus grande production. Les vêtements ont plusieurs vies, la première dans les mains des plus aisés, puis une fois passé de mode ou tout simplement usé, ils s'en débarrassent. Le vêtement est, alors récupéré, et retrouve une seconde jeunesse chez les fripiers notamment.
A. Faire le vêtement.
La fabrication du vêtement incombe à quelques corporations, tels la corporation des tailleurs ou encore celle des lingères, des couturières ou des marchandes de mode. Ces dernières ne sont pas très connues au début du siècle, c'est un édit de 1776 qui les rend indépendante et leur donne un rôle important, puisque cet édit regroupe plusieurs professions du commerce de mode. La marchande de mode est au centre de l'économie du vêtement tout comme la lingère, mais à des niveaux différents. Elle ravitaille les boutiques de taffetas, de rubans, de plumes et tout autres accessoires de mode, le tableau de boucher, les marchandes de modes, montre la diversité de rubans qu'elles possèdent. Alors que les lingères elles possèdent le marché du textile, puisqu'elles peuvent à la fois fabriquer les toiles et les vendre. Elles font les linges de dessous et ceux de la maison.
 

Les marchandes de mode ont de nombreux accessoires et se doivent d'avoir de la tenue.
 
   

Les tailleurs et couturières font des vêtements sur mesure. Ils peuvent marchander le prix du vêtement ainsi que les tissus, et arriver à un compromis, de ce fait ils offrent leur service à une majorité de la population.  Le nombre de tailleurs et de couturières ont un accroissement qui suit celui de la population, ainsi il y a un tailleur pour 400 habitants dont seulement 150 à 200 hommes, il en est de même pour la couturière, comme le montre le tableau ci-dessous.
 

   
Les tailleurs et les couturières n'ont pas forcément des boutiques ou d'atelier, seulement les plus riches ont de rares magasins qui donnent sur des rues importantes comme la rue Saint-Denis. Le travail se fait généralement dans la maison du maitre. Les ateliers des tailleurs sont grands et bien éclairé, dans ses ateliers tous les hommes avaient une place, par exemple le compagnon copier les patrons. Les tailleurs et les couturières sont dispersés dans la ville à l'inverse des marchandes de mode qui couvrent le centre des villes. Elles sont des magasins somptueux et décoré, et elles s'habillent comme leur clientèle alors que la lingère, elle est plus modeste. Les boutiques des lingères sont rue Saint-Eustache ou encore pour les plus riche rue de la ferronnerie ou le loyer est triplé, au rez-de-chaussée il y a l'échoppe et la réserve. Ainsi la géographie des échoppes de ces métiers divergent tout comme leur condition.
Ces artisans du vêtement et même le plus miséreux font attention à leur apparence, il possède énormément de linge, ils font l'acquisition de miroir. Il y a une vraie différence entre les compagnons de ses corps de métier et les autres, les uns étant bien mieux habillés que les autres.
Les métiers du textile sont en plein essor au cours du XVIIIème siècle, puisque la consommation du vêtement en va de même. Leurs ateliers sont, donc un des facteurs dans la révolution vestimentaire. Le vêtement est aussi une de leur consommation de sorte que l'on distingue facilement les compagnons tailleurs des autres, il en va de même pour les marchandes de modes qui se doivent une certaine tenue auprès de leur clientèle. Mais ces métiers ne sont pas les seuls à faire commerce du vêtement il y a entre autre les corsetiers et bien d'autres artisans qui font les vêtements. Face à ces métiers s'oppose ceux qui reprisent les vêtements comme les fripiers.
B. La revente des vêtements.
Les vêtements sont faits par les couturières et les tailleurs, comme nous l'avons vu, mais une fois dépassés de mode, usé ou volé, ils trouvent une deuxième jeunesse et sont revendus.
Le vol de vêtement fait plus que tripler tout au long du siècle, ce qui s'explique par l'importance que prend le vêtement, dans la société. Les voleurs sont souvent des pauvres, la plupart sont des salarié de l'artisanat ou du service urbain, les domestiques de faible conditions sont aussi nombreux à voler. Les femmes, quant à elles, ont un profil semblable à la prostituer. Les voleurs de vêtements essaye de les revendirent, mais les revendeuses travaillent avec la police pour les dénoncer. Le vol de vêtement est devenu à la fin du siècle un véritable fléau. Sont volés essentiellement les linge chemise et col, la revente d'une chemise permet de payer plusieurs jours de loyer et celle du redingote quelques mois. Les vols se font essentiellement dans les ballots des blanchisseuses qui s'occupent du linge. Le vol de vêtements reflète l'importance de ce dernier, dans une société qui mute et qui consomme de plus en plus.
Les voleurs ne sont pas les seuls à revendre des vêtements c'est aussi le rôle des revendeuses ou encore des fripiers sans qui la révolution vestimentaire n'aurait pas eu lieu d'après D. Roche. Le fripier est essentiellement un vendeur, mais il peut jusqu'à un certain point repriser les vêtements, mais les fripiers ne font pas que dans le vêtement, ainsi leur commerce comprend aussi des meubles, des épées et autres biens. Il y a en 1727 un fripier pour mille habitants à Paris soit deux fois moins que des tailleurs. En plus de la revente, le fripier peut faire toute sorte de vêtement neuf, mais doit respecter certaine condition, définit dans les statuts de 1664. Louis-Sébastien Mercier décrit dans le tableau de Paris les friperies, il en brosse un tableau noir en disant : « Là, règne une longue file de boutiques de fripiers, qui vendent de vieux habits dans des magasins mal éclairés, et où les tâches et les couleurs disparoissent. Quand vous êtes au grand jour, vous croyez avoir acheté un habit noir ; il est verd ou violet, et votre habillement est marqueté comme la peau d'un léopard ».
Les fripiers ont pour concurrents les revendeurs, à la différence des fripiers les revendeurs ne sont pas corporés. Il y a aussi bien plus de revendeuses que de revendeurs et ils vendent à la crié. On peut distinguer plusieurs sortes de revendeuses, certaines ont une clientèle plus huppés que les autres, car elles vendent des accessoires de toilette, alors que d'autre ont une clientèle plus miséreuse à qui elles vendent les mêmes objets que les fripiers. Les unes vendent de l'occasion, mais pas du vieux alors que c'est le contraire pour les secondes.
Le travail des fripiers et des revendeuses a un rôle important dans la révolution vestimentaire, puisqu'ils permettent de faire revivre des vêtements que les plus riches ne mettent plus puisque la mode change et qu'ils consomment énormément, les achats des revendeurs et des fripiers sont très réglementés, de sorte à limiter des contaminations ou encore de revendre des produits volés.
Ainsi les vêtements ont une deuxième vie, revendu par les voleurs les fripiers ou les revendeurs. Le vêtement est devenu incontournable dans la société, et la revente permet notamment, de une, plus grande diffusion du produit, et de deux, est un élément essentiel de la révolution vestimentaire.
Le vêtement populaire devient plus élégant en s'éclaircissant et se colorant, de plus les motifs floraux ou encore les rayures et les carreaux le rendent plus gaies. Les tissus se multiplient et sont plus confortables, même s'ils sont plus fragiles. Toutes ces améliorations sont dues au travail des artisans qui fabriquent et teignent les tissus ainsi que ceux qui font les vêtements. Le vêtement à plusieurs vies puisqu'il est possible d'acheter des vêtements de seconde voire troisième main, grâce au travail des blanchisseuses et des fripiers. Le vêtement est une véritable entreprise, qui produit pour satisfaire la consommation croissante de la population.


 
 
III. L'importance du vêtement dans la société
   
La couverture ne fait pas le livre, ce vieil adage qui n'était pas vrai pour l'habit au début du siècle tant à être vérifié au cour du XVIIIème ; ainsi au début du siècle il y avait des distinctions sociales marquées entre les différentes classes ces qui est de moins en moins vrai à la fin de siècle. Tout au long de ce siècle qui voit de nombreuses transformations dans le vêtement populaire marquent aussi le début de la régionalisation du costume, mais aussi sa conception politique.
1. Le vêtement indicateur de sa région
Le vêtement prend donc des aspects différents d'une région à l'autre, c'est ce qui se retrouve dans les vêtements de fête, car pour le travail et notamment celui des champs le vêtement reste celui de base. Le XVIIIème siècle voit se développer le vêtement régional bien plus qu'auparavant, mais le phénomène commence dès le XVIIème dans certaine région comme le Languedoc.
A. Le vêtement détermine de plus en plus la région
Dans la France du XVIIIème siècle, le vêtement est plus important, c'est notamment le cas à Paris. Mais dans l'arrière pays, la révolution du vêtement frappe aussi. Cette révolution se couple à l'identité régionale, c'est ainsi que le vêtement populaire dans les régions va se différencier. C'est surtout le cas dans les régions nouvelles comme le Roussillon qui intègre le domaine royal en 1659, ou encore l'Alsace en 1648 suite aux conquêtes de Louis XIV.
Le vêtement de tous les jours restent sensiblement le même, culotte et chemise fait en tissus robuste. La consommation de vêtement est moins abondante qu'à Paris qui est plus influencé par la cour que la province, les nobles étant soit à la cour soit dans leur hôtel parisien. Le vêtement paysan ne change guère au cours du siècle et c'est à peine s'il a été étudié, car il en reste peu, en Lorraine, ils sont usés et ne nous sont pas parvenus. Il est toutefois à noter que le costume de tous les jours a des variations d'une région à l'autre. Le costume régionale a ses propres caractéristiques, mais reste néanmoins fait sur les bases du costume traditionnel, ainsi les hommes portent la culotte, un gilet et un justaucorps et les femmes une jupe, une coiffe et un tablier.
Le vêtement régional nait à la croisses de plusieurs chemins et tendances, ainsi on a dans les nouvelles régions françaises, un vêtement qui est entre le vêtement populaire de l'ancien gouvernement et la mode française qui s'étend à toute l'Europe, de plus, des demandes royale force la population à se vêtir à la française, c'est-à-dire comme à Paris. C'est ainsi que le costume roussillonnais est emprunt de la tradition espagnole et que le costume de l'Alsace ou encore de la Lorraine est emprunt de la tradition allemande. Les coiffes sont différentes d'une région à l'autre et montre l'identité même de la région, en Alsace on constate que les bicornes de feutre s'opposent au tricorne de Paris, les femmes quant-à-elles portent une coiffe dorée ou « schnepper », qui a difficilement survécut à la Révolution. Le tablier de l'alsacienne à de nombreux plis, hérité de l'époque allemande.
 

La paysanne de Haute Alsace n'est pas vêtue comme les paysannes représentées par Lenain.
 
   
Dans les zones nouvellement françaises au XVIIIème siècle, les vêtements marquent l'identité du lieu et sa singularité entre le vêtement traditionnel et le vêtement imposé par le roi, celui de Paris. C'est ainsi que le vêtement traduit une identité régionale qui est forte à la fin du règne de Louis XIV, qui a annexé ces zones. Le Languedoc traduit bien la singularité du costume emprunt de traditionalisme et de constante mutation.
B. Une exemple le Languedoc
Le costume en Roussillon prend ses origines dans la culture catalane, mais est influencé par l'arrivée des Français après les guerres de conquêtes de Louis XIV, qui imposera en 1661 la mode parisienne en déclarant au président du conseil : « sa majesté veult et entend que tous les habitants de la ville de Perpignan, comme la capitale du pays, et qui par conséquent doit donner l'exemple aux autres, soient dorénavant vêtus à la françoise ». Il faudra attendre vingt ans entre cette déclaration et l'abandon des hommes du « ballon », pantalon bouffant des hommes, au profit de la culotte qui est le code vestimentaire masculin à Paris. Les femmes mettent plus de temps à abandonner leur vêtement au profit du vêtement français, ainsi elle n'abandonne ni la capuche ni le corps à la catalane qui forment petit à petit le costume des couches populaires. A la fin du XVIIème les habits des roussillonnaises sont de couleurs sombres et le noir est la couleur prédominante.
 
 

Un costume loin de celui de Paris avec le fichu sur les épaules de la femme et le baratina sur la tête des hommes.
 
   
Le costume de la roussillonnaise est composé d'une busquière, de jupons, une robe de dessus aussi appelé manteau et de manches trois quart, de même comme à Paris le costume s'allège et est confectionné dans des textiles plus nobles. Malgré tout ce costume garde une certaine simplicité, mais que les femmes ont mis en valeur, de sorte que l'on peut parler de costumes. Cela est très présent dans les coiffes qui sont différentes les unes des autres, les capuches généralement blanches pour les jeunes femmes, vont être plus sombre après le mariage. La diversité relative des costumes font qu'il est relativement difficile de le décrire. Les femmes privilégier le corset souple au corps à baleine jugé inconfortable, elle aborde un fichu d'indienne sur les épaules ce qui les caractérisent.
Le costume masculin est tout aussi riche, la pièce principale est le gambeto une veste qui est serrée au corps par une lourde ceinture, à laquelle s'ajoute une cape de berger, des espadrilles ou des sabots et la baratina, qui est un chapeau fait de laine ou de coton. Les jours de fêtes cet habit est compléter par la culotte à la française. A Perpignan, capital du Roussillon, l'habit à un rôle social fort, ainsi les codes vestimentaires sont importants, c'est notamment le cas de l'importance de la tenue du consul. Le costume se modifient et s'étend à la fois dans la bourgeoisie mais aussi dans chez les paysans.
Comme à Paris le développement de l'habit entraine celui de nombreux artisans, de plus, c'est aussi par là que passe des cotonnades et autres tissus qui sont le monopôle de la compagnie des Indes. L'industrie textile a du mal à se maintenir dans la région, la manufacture royale de soie crée soit Louis XV fermera rapidement, de petites manufactures ouvrent dans le pays roussillonnais, de laine ou encore de soie, mais elles seront concurrencer par les textiles venu d'ailleurs comme les cotons. Les tailleurs ont une clientèle régulière, ils vendent et fabriquent de nombreuses pièces comme les chapeaux du pays, des culottes ou encore des bas, à Paris les bas sont généralement fait par les lingères. Ce qui montre que les artisan n'ont pas forcément le même rôle d'une région à l'autre.

 

Les couturières
 
   
Les roussillonnaises ont mis en avant la complexité du costume entre traditionalisme et le vêtement français, mais la coiffe n'est pas le seul élément de ce costume, mais en est un symbole majeur tout comme le baratina.
Le vêtement a donc un aspect social et géographique. Un vêtement est donc un révélateur de sa condition tout en restant personnel. Mais ça peut aller plus long, et faire partie d'un certaine doctrine, les idées révolutionnaires entre autre sont véhiculé par le vêtement du sans-culotte qui porte un pantalon, une carmagnole, et d'un bonnet phrygien.
2. La politique et le vêtement.
Le vêtement prend donc à la fin du siècle une tournure bien plus politique que par le passé. Avant il était un élément de l'appartenance social réglementer par des codes et des lois somptuaires sous la révolution, il devient un facteur politique.
A. La Révolution Française, « impératifs philosophiques et patriotiques »
La Révolution Française transforme les codes vestimentaires qui était jusque là au XVIIIème siècle. La culotte est abandonnée tout comme le chapeau tricorne au profit du pantalon à pont et du bonnet phrygien. L'habit patriote est défini lors d'une fête de 1794, il est composé en plus du pantalon de la carmagnole, une veste courte, d'une redingote de drap brun avec revers et col rebattu fait de drap rouge. L'homme est coiffé soit du bonnet soit du bicorne bas. La Révolution recherche dans les vêtements antiques vers des formes plus simples et plus naturelles. C'est pourquoi on retrouve le bonnet phrygien, qui est un bonnet qui date de la Grèce antique. Il est le symbole des affranchis, il est à cette époque un code vestimentaire porté par les esclaves qui viennent d'être affranchis. La reprise de ce symbole est fort, puisque la Révolution affranchie le tiers états des deux ordres qui dominé dans la société.
Les robe-gardes un style anglais avant de connaître un retour à la simplicité comme le costume masculin. Les jupes sont amples et les caracos sont remplacées par des corsages à basque, les manches s'allongent et descendent jusqu'au poignet. La révolution réduit les écarts sociaux et cela se voit dans le costume, ainsi même si le « luxe tombe [... l'ornement] est maintenant à la portée de tous les citoyen » dit le cabinet des modes. De sorte que les femmes peuvent, désormais, acquérir plus facilement la fourrure qui garnit les manches des robes, ou encore les rubans qui servent de ceinture, et elles portent un châle, qui est en gaze. Les coiffes des femmes sont tout aussi intéressantes que celle de l'autre sexe. Ainsi elles portent dans un premier temps un bonnet d'une hauteur excessive qu'elles agrémentent de rubans, ce bonnet se porte sur des cheveux aplatis, il sera remplacé par le bonnet révolutionnaire, tels le bonnet dit à la Charlotte Corday ou encore le bonnet à la patriote ou à la citoyenne.
 

Le pantalon et le bonnet phrygien sont deux symboles du costume révolutionnaire.
 

Le costume révolutionnaire est porté par tous
 
   


Le costume militaire qui avait été codifié sous Louis XIV a connu quelques mutations au cours du siècle, sous Louis XVI ont distingué les officiers royaux vêtu de blanc et la garde nationale vêtu de bleu. La Révolution Française a conduit la France dans la guerre et c'est pour cela entre autre que l'uniforme militaire est important. Les soldats dans un premier temps saccage l'uniforme militaire emprunt des signes de la royauté, certains se déguiseront en musicien d'autre arracheront les boutons de leur tenue. Il y a sous la Révolution deux sortes de militaires, tout d'abord on a les troupes régulières et les troupes volontaires équipés au frais des municipalités. C'est dernier porte à travers leur uniforme un message éducation civique. Les troupes régulières sont vêtues d'un uniforme qui garde la même forme que sous Louis XVI, mais l'habit est bleu à revers blanc et la coiffe : le bonnet ou le bicorne est décoré de la cocarde. L'uniforme militaire des volontaires est bien moins unifié de sorte que le frac peut-être vert et le pantalon bleu.
Sous la Révolution, les fanfreluches et les codes vestimentaires tombent, David fut chargé de peindre et un costume masculin et un uniforme, qui serait les symboles du nouveau régime, mais aucun des deux ne fut adopté. Les nouveaux codes qui sont alors établis, vont vite être dépassés et sous le directoire seul l'uniforme militaire ne changera pas.
B. 1793, une réaction costumière
Thermidor sont marqués par la prise de position des muscadins et jeunesse dorée, la jeunesse élégante de la Révolution qui se révoltât contre le négligé du sans-culotte, en affichant orgueil et élégance. C'est alors la fin du vêtement révolutionnaire. Il est remplacé par le style des inconcevables ou les incroyables. Pour eux le comble de l'élégance était de paraître estropié, leur costume est au bord de la caricature. Ainsi tout était mise en œuvre dans ce but, la redingote donner une impression que son propriétaire était bossu, la culotte donnait une impression de genoux cagneux et on peut ainsi multiplier les exemples. Ils étaient coiffés de chapeau à forme conique ou encore de bicorne, et étaient chaussés d'escarpins à bout pointus. Les incroyables allaient en sens contraire des autres, ainsi, alors que les émigrés de retour en France porté du noir en signe de deuil, eux porté du rouge. Certaines femmes suivront, elles aussi, ce mouvement, sous le nom de merveilleuse.
 

Paraître estropié une mode des incroyables et des merveilleuses.
 
   

Parallèlement à cette mode un peu funambulesque, on trouve les élégants, qui portent un habit dégagé, c'est en quelque sorte une redingote ouverte sur le devant, ils s'adoptèrent la hussarde qui est entre le pantalon et la culotte et porté des bottes qui montait jusqu'au mollet. Les manches de leur vêtement étaient longues et les habits étaient croisés avec un petit collet de couleur noire ou mauve.
 
 

L'homme porte la hussarde alors que la femme recherche la simplicité gréco-romaine.
 
   
Pour les femmes deux modes se distinguent, la première est anglaise dans la poursuite de la période précédente, l'autre est d'influence greco-romaine. Ces dernières sont des robes longues qui privilégient les formes naturelles du corps, elles sont faites d'étoffes légères comme le linon. Les poches ont été remplacées par les balantines brodées, accrochées à la ceinture. Les femmes innovent en portant la taille haute qui se portera encore au XIXème siècle, la poitrine étant maintenue par une sorte de brassière renforcée, en 1799 la taille est très haute de sorte que le haut de la robe et la ceinture sont à moins de 5 centimètres. Alors que pendant la Révolution les femmes avaient des manches qui arrivaient aux mains, durant le directoire les manches se rétrécissent, et les femmes portent des gants. Le châle se repend et est essentiellement portée en écharpe, alors qu'une autre mode croisse une bande d'étoffe qui contraste avec la robe dans le dos, avant de la ramener autour de la taille.
La Révolution Française impose donc un nouveau code vestimentaire qui est celui du sans-culotte, mais pas seulement, elle modifie le comportement des gens qui vont porter moins de fanfreluche, qui est sanctionné par le nouveau régime politique. Malgré les modifications sociales importantes de la convention, tout comme l'abolition des corporations, l'industrie textile ne souffre pas de trop et parfois en profite même. Les nouveaux codes qui sont nés de la Révolution entraînent à la fois une nouvelle consommation, et le renouvellement de la garde-robe, ainsi elle accélère le mouvement de consommation, qui a commencé et c'est développé tout au long du siècle.

 

Le vêtement ne couvre plus simplement la nudité, comme au début du siècle, il devient un élément de confort et de grâce. Ainsi le vêtement se diversifie tout au long du siècle, même si la base de l'habillement reste le même. L'homme du tiers-état voit sa garde-robe augmenter considérablement tout au long du siècle, pour la plupart l'accroissement est supérieur à 100%, il dépense plus qu'auparavant pour son confort personnel, grâce à la croissance économique de 1720-1770. Le meilleur pouvoir d'achat des bourgeois entraine des mutations, dans les couleurs et les tissus qui étaient jusqu'alors réservé à la noblesse, et par percolation sociale vont descendre dans toutes les couches sociales. Cette consommation entraîne le développement de nombreux métiers qui vivent de cette industrie. Industrie qui sera se transformer au moment ou la convention établie un costume national et abolie les corporations. C'est donc à la fin du siècle que le vêtement prend une importance politique. Mais avant cela, l'habit avait pris une dimension géographique en se régionalisant, et de tout temps l'habit à une dimension sociale que la Révolution a voulu effacer.
C'est pourquoi on peut parler d'une révolution de la consommation vestimentaire au XVIIIème siècle, les armoires se remplissent et sont en pleine mutation, la consommation accrue entraîne avec elle le développement de nombreux métier et d'une identité régionale et politique qui viennent s'ajouter à l'identité sociale de ce dernier. Certains historiens comparent la consommation du XVIIIème siècle comme précurseur de notre société de consommation. La Révolution Française n'arrêtera pas l'essor du vêtement et la révolution industrielle du siècle suivant permettra une diminution de son prix.

   
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MessagePosté le: Mer 13 Jan 2010 - 18:14    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 00:40    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

 J'adore!! il est un peu tard (je n'ai pas les yeux en face des trous Mr. Green ) mais j'adorerais lire tout ça à tête reposée!

Quel boulot!.. Merci de l'avoir posté!!  Okay




(Tiens vu ton avatar et ton pseudo, je t'ai probablement déjà lu chez les chevelus aussi.. ')
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 08:14    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

J'ai pas encore lu, mais c'est une composante de mon sujet de master !
Je serais pas contre un fichier word pour pouvoir le lire chez moi Smile

T'as réussi à lire le Daniel Roche ?
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 08:23    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

Pas encore tout lu, mais rien que les comparatifs imagés sont très éloquents.
Du bon travail j'imagine, en tout cas, je vais le lire, ça m'interresse...
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 14:14    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

Branwen > Oui j'ai tout sur document word. Et oui le Roche, je l'ai lu est compris, mais en même temps avec ma prof, c'est pas étonnant. Élève de Daniel Roche, elle est encore moins limpide que lui. D'ailleurs si tu veux, j'ai tous les tableaux de D.Roche sur un fichier excel normalement.

Sinon effectivement alfrin je suis chez les chevelus.

J'essayerais de réhéberger les tableaux car ils ont été réduit et ne sont pas lisible Confused

Sinon comme j'ai pas mis voilà la bibliographie et les références des toiles (tableaux et autres)



BIBLIOGRAPHIE
Source :

MERCIER Louis-Sebastien, Tableaux de Paris, http://gallica.bnf.fr/, (1782-1789 rédaction).
VAUBAN Maréchal de, Projet d'une dixme royale qui, supprimant la taille, les aydes, les doüanes d'une province à l'autre, les décimes du Clergé, les affaires extraordinaires... produiroit au Roy un revenu certain et suffisant, http://gallica.bnf.fr/, (1707 rédaction).

Ouvrages généraux et dictionnaires :
BLUCHE François (dir), le dictionnaire du grand siècle, Paris, Fayard, 2005 (rééd. 1990) ; article le vetement redigé par Pascal Francois Bertrand.
CONCHON Anne, MAES Brunos, PARESY Isabelle, MUCHEMBLED Robert(dir), Dictionnaire de l'ancien regime, Paris, Armand Colin, 2004.
MUCHEMBLED Robert, Societes, cultures et mentalités dans la France moderne XVIe-XVIIIeme, Paris, Armand Colin, 2003 (rééd. 1990).

Ouvrages généraux sur le vêtement :
BAILLEUX Natalie, RAUMAUCY Bruno, Modes et vêtements, Paris, Gallimard, 1995.
LAVER James Partick, MAURIES (dir), Histoire de la mode et du costume, Paris, Phames & Hudson, 1990 (rééd. 1969).
ROCHE Daniel, La culture des apparences, une histoire du vêtement, XVIIe-XVIIIe siècle, Paris, Fayard, 1990.
RUPPERT Jacques, Le costume, époque LOUIS XVI et directoire, Paris, Flammarion, 1990.

Ouvrages spécialisés :
FONQUERNIE Larent, « Paraître à Perpignan au XVIIIe siècle. Acteurs, vecteurs et enjeux de la mode dans la capitale de la province de Roussillon (1680-1795) » in http://www.mediterranees.net/vagabondages/fonquernie/index.html.
ROCHE Daniel, Le peuple de Paris, Paris, Fayard, 1998 (rééd.).
Rueher Jocelyne,  A la découverte des costumes bourgeois du dix-huitième siècle, ( 1995 & 2003 ), http://mattagumber.free.fr/groupe1024x768/cadre.htm.
Costumes et coutumes, Edition de la Réunion, exposition aux galeries nationales du Grand Palais, 16 mars-15juin 1987.


ILLUSTRATION :

La garde de robe populaire:

Corset à lacet en brocart d'or du XVIIIème siècle ; tiré du livre : d'Ernest Leoty, "Le Corset à travers les âges" (1893).
Baiser volé, élément, Fragonard, huile sur toile, 1786-1788.
Cuisine provencale, élément, Raspal, huile sur toile.
L'abbé de Saint-Non, Fragonnard, huile sur toile.
Boucher, Gustav Lundberg, pastel, 1741.
Intérieur du port de Marseille, vu du pavillon de l’Horloge du Parc, élément, Vernet, 1754, huile sur toile.
Chénard, premier costume sans-culotte, Boilly, huile sur toile, octobre 1792.
La mère, élément, Chardin, huile sur toile.
La mère et l'enfant, élément, Greuze, huile sur toile.

Les matières, les couleurs, les métiers :

L'enseigne Gersaint, Watteau, huile sur toile, 1720.
Serment du jeu de paume, David, huile sur toile, 1789.
Dame buvant le thé, Chardin, aquarelle, autour de 1735.
Le modèle de fragonnard, fragonnard, autour de 1730.
L'artiste et sa famille, Raspal, huile sur toile,??.
L'arlésienne, Raspal, huile sur toile,  ??.
Les marchande de mode, Boucher, huile sur toile, 1746.


L'importance du vêtement dans la société :

Paysanne de Haute-Alsace aux environs de Bâle, De Melchen, d'après la gravure ??.
Portraits dans un intérieur, Antoine Le Nain, huile sur toile,1647
portrait de jeune fille en costume d'arles, inconnu, huile sur toile, 1779
Famille roussillonaise, élément, guiraud, aquarelle, 1860.
Atelier de couture en Arles, Raspal, huile sur toile, 1760.
Sans-culotte, illustration.
Couple de sans-culotte avec enfant, illustration, 1789.
Incroyables, Vernet,  gravure.
Merveilleuse, Vernet, gravre, 1797.
Monsieur Seriziat, David, 1795.
Extrait du journal des dames et des modes, 1799.

 
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 14:47    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

 
Citation:
Branwen > Oui j'ai tout sur document word. Et oui le Roche, je l'ai lu est compris, mais en même temps avec ma prof, c'est pas étonnant. Élève de Daniel Roche, elle est encore moins limpide que lui. D'ailleurs si tu veux, j'ai tous les tableaux de D.Roche sur un fichier excel normalement.
Eh bah, je me met à genoux devant toi, car perso, je n'arrive pas à le suivre dans ses raisonnements. Il part parfois assez loin et cela ne suit pas ma logique. Enfin, manifestement, tu es rodée avec ta prof... " Malheureusement, c'est un des livres que je dois critiquer pour mon dossier de M1, au secours ><"
J'aimerais bien que tu m'envoie tout ça, si tu veux bien, évidemment. Cela ne me servira pas pour le master, mais je suis curieuse Wink
Bonne biblio. Si jamais tu veux des ouvrages, tu n'hésites pas ! J'en ai trouvé de très sympa en anglais (dont un sur lequel je bosse).
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 16:07    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

En réalité j'ai mis là un dossier que j'avais fait en L2, je suis en M2 maintenant, et je ne pense pas approfondir plus la question, enfin pas de suite, je suis suffisamment en retard sur mon mémoire. Pour envoyer, il n'y a aucun soucis, contacte moi par MP, pour me donner ton (une ?) adresse mail.

Sinon pour Roche, ça m'avait pas semblait si dure, ça doit aussi dépendre de la zone d'activité privilégier par le cerveaux (soit la partie logique, soit la partie plus "littérraire" peut-être) Sinon oui parler du vêtement au XVIIIe sans Roche c'est un sacré vide. Si je peux te "rassurer", pour mon mémoire, j'ai Emmanuel Poulle, et là j'ai vraiment du mal Confused . Cela dit le Peuple de Paris permet de bien comprendre la culture des apparences aussi.
En tout cas, je te souhaite bon courage.
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MessagePosté le: Jeu 14 Jan 2010 - 17:24    Sujet du message: Le vétement populaire au XVIIIe Répondre en citant

Disons que j'ai pas compris le rapport entre Quicherat et la psychanalyse du vetement, avec la lutte interne dans l'Eglise pour faire interdire le port de la perruque par les clercs. Tout séparé, ça va, mais...

C'est le seul historien que j'ai jamais compris, pourtant, y'a du lourd niveau langage... C'est pas une question de zone dans le cerveau, justement, mais allergie probable lol (et c'est une allergie contagieuse, à ce que j'ai pu voir.... )


Merci beaucoup, je pense que je partagerai une partie de mon travail ici Wink
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